Grand-Bassam est une ville atypique, multiculturelle et paisible. C’est la première étape d’un voyage communautaire pour connaître notre pays. Pour nous, Grand-Bassam représente le commencement, le point de départ d’une aventure, d’un challenge : AKPANY TOUR 2018.

Dimanche 21 Janvier 2018, il est presque 11H et nous sommes au rond point de la première capitale de la Côte d’Ivoire. Un peu excités, les participants font face au monument des femmes de la marche de 1949. Comme elles, nous empruntons la même route vers la prison civile de Grand-Bassam mais dans une ambiance bon enfant et avec beaucoup d’enthousiasme.

Après la traversée du pont de la Victoire, on décide avec l’aide du guide de faire une minute de silence sur la stèle de la mémoire des victimes de l’attentat de Grand-Bassam. Notre guide nous propose après de prendre une route située derrière ce monument. Pour être plusieurs fois venus à Grand-Bassam, je ne connaissais pas cette zone. Nous avons tous découvert plusieurs bâtiments qui racontent l’histoire de l’époque coloniale. On y trouve L’hôpital des colons construit en 1905, un endroit vétuste qui résiste encore à la dégradation. Preuve que les colons se soignaient dans un endroit confortable alors que les indigènes avaient un établissement plus délabré et morbide.

Nous nous sommes lancés à la visite d’autres lieux qui ont fait que cette ville est inscrite au patrimoine mondial de L’UNESCO et qui racontent l’histoire de la Côte d’Ivoire coloniale. Nous y avons trouvé le monument en mémoire du premier explorateur français de la Côte d’Ivoire en face du premier orphelinat de Grand – Bassam auparavant la maison des métisses. Des enfants issus de relation entre les colons et les femmes indigènes noires.

AKPANY TOUR GRAND BASSAM

Non loin, on y voit les manguiers centenaires qui longent la rue et mènent au centre culturel Jean Baptiste-Mockey. Auparavant, il existait à cette place deux grands marchés : le marché aux légumes et le marché de viande construits en 1934.

Grand-Bassam est riche de son histoire. Qu’on y reste trois heures, cinq heures ou une journée, on aura toujours un sentiment de frustration de ne pas en avoir assez vu. Il faut accepter qu’on ne pourra jamais en avoir fait le tour. Néanmoins, il y a des bâtiments qui attirent l’attention des visiteurs comme le centre artisanal, le centre céramique ou l’actuel musée national du costume érigé comme tel depuis 1981.

Ancien palais du gouverneur, il a été construit en 1893. On apprend beaucoup de choses sur les costumes et les habitations des ivoiriens en fonction des régions. La visite que nous y avons faite, nous a permis de découvrir les toilettes du gouverneur ainsi que son bunker qui lui servait d’abri lorsqu’il se sentait menacé. Sans oublier le nombre impressionnant de fenêtre que compte cette résidence. Il faut dire que le gouverneur avait l’œil partout. Nous avons également eu le privilège de rentrer dans son sous-sol qui servait de cachot pour les prisonniers importants. Un endroit aménagé où se reposait l’horreur des années de colonisation.  

La visite terminée, nous nous sommes rafraîchis avec de l’eau de noix de coco avant de se rendre à L’Hôtel le Wharf pour le déjeuner. Là-bas encore, il y a une partie de l’histoire de notre pays. Cet établissement était un ponton de déchargement des bateaux à l’arrivée des colons. Cet hôtel a été notre quartier général, pour l’occasion, profitant ainsi de la piscine et de la plage pour faire notre séance photo. 

Si vous faites un tour à Grand-Bassam, n’y allez pas uniquement pour profiter de ses belles plages, vous pouvez faire comme nous, c’est à dire revenir sur les traces de l’époque coloniale de la Côte d’Ivoire.

L’une de nos résolutions cette année est de passer à l’acte  dans notre combat de valorisation de notre beau pays. Pour nous, il est impératif d’aller sur le terrain pour mieux découvrir et le partager aux autres. C’est ainsi que d’autres personnes s’intéresseront  à la culture de la Côte d’Ivoire. Cette raison, nous a poussé à initier un tour mensuel des lieux touristiques de la Côte d’Ivoire.

Grand-Bassam est le début d’un voyage qui nous emmènera sûrement loin. Il faut y croire de tout cœur. Nous allons progressivement écrire notre histoire comme des aventuriers.