Le C2D est un mécanisme innovant de financement du développement. Ce dispositif unique consiste à convertir la dette remboursée en subvention pour des projets au bénéfice des populations. Le jeudi 28 Juin 2018, la Côte d’Ivoire et la France ont célébré le 5ème anniversaire de ce programme. C’était l’occasion d’en savoir plus sur ce mécanisme afin d’informer les populations. Voici 3 points importants qu’il faut retenir de ce programme.

LES ORIGINES

Le contrat de désendettement et de développement entre la Côte d’Ivoire et la France tire son origine suite à l’atteinte du point d’achèvement à l’initiative des pays pauvres très endettés (I-PPTE). Le 26 juin 2012, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allègement de sa dette vis-à-vis de la France d’un montant de 2 500 milliards de F CFA. Une partie de ce montant a fait objet d’une annulation sèche et a été affectés au financement de projets de développement par le biais d’un mécanisme de refinancement dans des projets de redynamisation de plusieurs secteurs.

Exposition Photo en marge du 5ème anniversaire du C2D

LES SECTEURS PRIORITAIRES ET LES CHIFFRES

Comme on vous le disait tantôt, une partie de ce montant a été reconverti dans le financement de projet de développement. Ainsi, chacun de ces secteurs s’est vu rétribuer une somme d’argent pour financer des projets pour le bien-être des populations ivoiriennes.

  • EAU – ASSAINISSEMENT : 134 milliards
  • ROUTES : 225 milliards
  • AGRICULTURE – BIODIVERSITÉ : 134 milliards
  • JUSTICE : 56 milliards
  • SANTÉ :
  • ÉDUCATION – FORMATION – EMPLOI : 124 milliards
  • ÉTUDE ET PILOTAGE : 22 milliards
  • SÉCURITÉ : 20 milliards
  • APPUI BUDGÉTAIRE : 245 milliards

UN PILOTAGE PARTAGÉ 

Le C2D est un exemple de collaboration participatif entre la Côte d’Ivoire et la France. Le pilotage de ce projet a été fait de façon collégiale et il repose sur trois instances à savoir :

  • Un comité d’orientation et de suivi ; avec pour mission d’orienter la répartition des ressources disponibles et veiller à leur bonne exécution.
  • Un comité technique bilatéral qui examine et approuve les programmes éligibles au financement
  • Un secrétariat technique qui appuie les deux premières instances dans l’exécution de leurs missions.