JEMS KOKO BI - Akpany Blog
JEMS KOKO BI – Akpany Blog

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Le vernissage débutait à 19h, j’étais en retard. Je me suis pressé de rejoindre la Fondation Donwahi pour ne rien manquer des moments forts de ce vernissage. Heureusement, le spectacle était encore à son paroxysme. Je sentais que j’avais quand même raté les allocutions. Mais pas grave, la fête ne venait que de commencer. L’exposition s’est tenue à l’extérieur.

 A mon arrivée, j’ai été profondément attiré par l’œuvre d’art la plus imposante. Une sorte de pyramide, conçue avec des matières végétales représentées sous forme de crâne humain. Son aspect attire la curiosité de tous les invités. Jems Koko bi l’a nommé Merina. Pour lui la pyramide c’est l’origine. Ah oui ! Je fais alors un rapprochement de cet art avec la civilisation égyptienne. Les autres œuvres par contre, m’ont semblé bizarre (sincèrement). J’ai aperçu un pied conçu avec un tronc d’arbre, Missing Leg. Un pied qui semble malade. Je n’ai vraiment pas su dénoter ce que je voyais là. Je me suis donc retourné à la porte pour prendre une brochure de présentation du vernissage. Après une lecture minutieuse, j’ai appris que l’auteur s’est inspiré de la jambe malade d’un ami (Ananias Léki Dago) pour faire cet œuvre qui exprime les plaies de notre société. Je suis resté là, consterné devant l’œuvre. Puis Cedrick est venu me chercher pour aller jeter un coup d’œil sur d’autres créations.

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La plupart faite essentiellement avec du bois, exprimant la cohésion, le partage, la solidarité et bien sur la nature. JEMS KOKO BI rend un hommage à la terre. « Je ne couperai jamais un arbre. Quel que soit le projet jamais je n’utilise un arbre vivant. Au contraire, je crée sur un arbre mort pour lui redonner une autre vie. » Dit-il dans la brochure. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait avec le bois d’adzopé, sur qui son choix s’est porté, pour donner Vestiges d’Adzopé, Les médiateurs et 2 chairs in love.

 Ne partez pas ! Je vous relate ce que l’auteur dit de cette dernière. C’est une mise en scène de 3 chaises dont 2 sont dans le jeu de séduction envers la troisième. Amoureuses, de ce fait désarticulées, elles perdent tout équilibre et cadence. Selon lui, cette scène renvoie à la lutte pour le pouvoir dans laquelle les deux protagonistes perdent tout discernement pour atteindre ce siège unique. Cela ne vous rappelle-t-elle pas une situation déjà vécu en Côte d’Ivoire ? Sur ce, je vous laisse…

David Dolégbé