Le Masa est fini, Le Masa est parti. Du 10 au 17 Mars 2018, des centaines de festivaliers notamment des étrangers ont participé aux différentes activités de cette grande messe de la Culture. Des activités décentralisées et plus proches de la population locale.

Dans plusieurs périphéries de la ville d’Abidjan, telles que Yopougon, Treichville ou encore Adjamé, on assistait à des spectacles de musiques, de danses, de théâtres, des arts de la rue et bien d’autres disciplines… Le Palais de la culture, quant à lui s’est transformé en un marché de stands, où des artistes commerçants exposaient leurs produits aux visiteurs. Un vrai village planétaire, car on pouvait entendre plusieurs dialectes originaires de la sous-région et du reste du monde.

Mes coups de cœur

Nous avions eu la chance de participer à quelques activités  sous le couvert de culturiche, et faire des découvertes, conformément au programme et selon notre disponibilité. Nous vous les partageons.

Le sculpteur de sable

Originaire du Togo, cet artiste était l’une des vedettes du marché des stands. Il réalise des sculptures intéressantes avec du sable et quelques outils rudimentaires.

(c) Culturiche

La parade du samedi 10 Mars 2018

Pour sonner les cloches du top départ, le Masa a débuté par une parade dans les rues de Treichville et Marcory. C’était un véritable plaisir de voir plusieurs compagnies danser ensemble. Ce sont en occurrence : Jouvay fest (Etats-Unis), Dodo Naaba, (Burkina Faso), Ivoire Marionnettes Côte d’Ivoire, le collectif Pi (Canada)…

(c) Masa

La soirée prestige

Une belle soirée riche en diversité culturelle. Ce sont succédé sur la scène de la salle Kodjo Ebouclé, des artistes de plusieurs disciplines. La prestation ultra-traditionnelle du prof Fang Fiya, nous a épaté particulièrement. Quoique résident au Bénin, ce dernier nous vient de Chine et joue le Haro une guitare ancienne chinoise qu’il joue avec passion.

La troupe Kunde, originaire du camerounaise

Cette troupe prestait alors que nous rentrons après une visite amicale. Mais les pas de danses et le sourire aux lèvres de ces danseurs ont pu nous faire patienter plusieurs minutes à l’esplanade du Palais de la Culture. Les voir danser est un pur délice. Ils se font accompagner d’anciens instruments comme le Tam Tam, le tambour, la barre de fer.

La danse interprétée est « Le Makuné ». Au Cameroun, elle se fait dans la forêt pendant les rites d’initiations. 

(c) David

La prestation de KingArt

C’est Wilson qui nous a motivé à assister à la prestation de cette troupe théâtrale. D’abord le jeudi 15 Mars, puis le vendredi 16 Mars 2018. Nous avions tellement apprécié la chorégraphie de “Identity”, et le message derrière tous ces gestes du corps. S’y dégageait une atmosphère mystérieuse, un peu d’humour, et de la fougue illustrée par des résonances électriques, Zouglou, coupé décalé et traditionnelles. Félicitation particulier à Serge Arthur Dodo, Happines Madija, Carlos Bechio, les trois danseurs qui forment troupe KingArt.

(c) Masa

Depuis le week-end passé, les rideaux se sont fermés sur la 10ème édition du Marché des Arts du Spectacle d’Abidjan. Tout le monde déplore le manque d’engouement de la population locale à cette grande messe de la culture africaine. C’est vrai ! Pour nous, cette édition était un véritable régal, malgré la tarification inattendue et incompréhensible de certains spectacles.

Longue vie au Marché des Arts du spectacle d’Abidjan. Tu reviendras plus fort !