remise du prix au vainqueur par les présidents ivoirien et burkinabé (crédit photo: Issouf Sanogo AFP)

Les présidents ivoirien et burkinabé remettent ensemble l’étalon d’or du yennega au réalisateur Alain Gomis. C’est sur cette belle image que se termine la 25 ème édition du FESPACO, débuté depuis le 5 mars 2017. Panorama sur un film, coup de cœur de cette édition 2017.

“Félicité” de ALAIN GOMIS, GRAND VAINQUEUR

Le film “Félicité” du franco-sénégalais Alain Gomis a été sacré samedi 04 Mars 2017. Encensé par la critique, ce long-métrage raconte la vie difficile de Félicité, une chanteuse de bar à Kinshasa. Le cinéaste a dédié son prix à la jeunesse qu’il appelle “à se battre“et à “lutter pour nos indépendances“. Ce film a remporté l’ours d’argent à la Berlinale en Février dernier.

La Côte d’ivoire, invitée d’honneur, a remporté, quant à elle, le prix spécial du jury pour “Innocent malgré tout” de Kouamé Jean de Dieu Konan et Kouamé Mathurin Samuel Codjovi.“Innocent malgré tout’’, long métrage réalisé en 2016 par Samuel Codjovi et Jean de Dieu Konan est un thriller politique. Karus, un jeune démuni mène une vie banale, se débrouille dans la collecte d’ordures pour survivre. Jusqu’au jour où, tentant de secourir une jeune fille qui se fait violer, il assiste à la mort accidentelle de celle-ci. De là, part un long et périlleux supplice pour lui. Entraîné dans la colère d’un homme puissant qui veut à tout prix mettre un nom sur le meurtre de sa fille. Même s’il faut que ce soit celui d’un innocent.
Environ 10.000 festivaliers étaient attendus lors de cette édition.

POURQUOI L’ÉTALON D’OR DU YENNENGA ?

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Le monument de la princesse Yennenga. (source : www.burkinatourism.com)

L’étalon d’or du Yennenga est le nom du principal prix du FESPACO. Selon la légende, Yennenga ou Poko de son vrai nom, est la fondatrice du royaume Mossi, principal ethnie au Burkina Faso. Yennenga est une princesse mythologique originaire du royaume de Dagomba, fille de Naaba Nedega et de la reine Napoko. Cavalière avec une dextérité inédite dans la manipulation des armes, elle aidait son père contre les attaques des royaumes environnants pour la protection des siens. Maniant les armes plus que les hommes, elle finit par braver les interdits, ce qui la poussa à s’enfouir de la famille.

Dans cette aventure, elle rencontra Rialé un chasseur de sang princier et de leur union est né un garçon à qui ils attribuèrent le nom « Ouédraogo » qui veut dire « cheval mâle » ou « Etalon », en l’honneur au cheval blanc qui conduisit Yennenga chez Rialé.

Depuis lors, l’étalon est devenu le symbole dans les armoiries du Burkina. Yennenga est une figure très populaire. Le patronyme Ouédraogo est le plus courant chez les Mossis.

Source: wikipédia et www.burkinatourism.com.

Mathey Kouao