Yamoussoukro tombe sous le charme des TEDX WOMAN

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Lorsque je suis arrivé à la gare UTB pour le voyage sur Yamoussoukro à l’occasion du TedX, j’ai rencontré Tchonté Mireille Silué, avec qui j’ai discuté en attendant mon départ prévu pour 12h30. Quand je lui ai dit que je partais à Yamoussoukro pour voir sa conférence elle m’a dit « Je ne pense pas qu’à ta place je paierai le ticket pour aller m’écouter ». Vous comprenez comme moi que la jeune dame ne réalise pas vraiment son impact sur la jeunesse ivoirienne. Des petites actions qu’elle mène avec le centre Eulis et qui lui font gagner le respect et l’admiration de tous ces jeunes qui la voient comme un modèle. C’est ce qu’elle  appelle le syndrome de l’imposteur. 

La première raison qui m’a poussé à faire le voyage était d’ordre professionnel. Il fallait représenter le média pour lequel je travaille, surtout que sa ligne éditoriale est tourné sur l’influence féminine, mais surtout de me rattraper après l’édition manquée l’an dernier. Oui, j’aime les conférences TedX et j’y suis resté attaché depuis ma première participation à Grand-Bassam en 2017.

Prévu initialement à 14h, je suis arrivé à l’hôtel Président à 15H30. A peine installé, l’animatrice annonce le discours de Cartcha Coulibaly. La jeune bloggeuse et étudiante en sociologie est la première speakerine a monté sur l’estrade.

Malgré le stress qui se lit sur son visage, elle arrive sereinement à transmettre son message sur l’importance de la lecture, à un public majoritairement féminin. Pour elle, la pratique constante de la lecture fortifie l’imagination et l’intelligence de l’être humain. Car, comme elle dit fièrement en substance, le monde appartient à deux catégories de personnes. Celles qui ont le pouvoir et celles qui ont la connaissance. Si vous voulez être dans ces deux catégories, faut qu’il soit temps pour vous de renouer avec les habitudes littéraires.

Ensuite, l’attention de l’assistance s’est tournée vers un sujet plutôt utile pour l’évolution de la femme dans la société.

 

Cette présentation sur « 8 choses que j’aurai voulu savoir avant de me marier » a été l’affaire de Prisca Kouacou. Ce que je retiens de son passage et que je dirai sûrement à mes proches c’est de prendre son temps dans la vie. Ne dit-on pas que le temps est le second nom de Dieu ? Il faut donc prendre son mal en patiente, réfléchir et respecter les étapes de la vie avant de décider à se lancer dans le mariage. Pour que cela reste un bonheur en permanence et que le couple avance dans un environnement sain.

La femme a donc un rôle important à jouer. Pas seulement en s’occupant du ménage mais en participant aux activités économiques du foyer et cela passe par le sens de l’entreprenariat qu’une femme doit fortifier pour l’équilibre de sa famille. Pour toutes celles-ci, nous avons eu droit à un moment de motivation avec Yawovi. Selon elle, les aptitudes pour « prendre son envol » sont : être passionné, avoir des objectifs précis à atteindre, apprendre, avoir l’habileté relationnelle et surtout s’appuyer sur les difficultés de tous genres pour aller de l’avant. Car, les douleurs sont faites pour nous donner l’envie de se surpasser et d’être une meilleure personne.

Maintenant, marquez une pause, fermez les yeux et Imaginez une jeune fille atteinte de drépanocytose, qui a déjà vécu une perforation des os de la hanche à cause de cette maladie.

Elle avait des difficultés à se déplacer. Il y a quelques années, les médecins avaient déclaré qu’elle n’allait pas atteindre l’âge de10 ans puis 20 ans à la suite d’un traitement. Aujourd’hui, Précilla Dosseh à 25 ans et elle est devenue une belle femme pétillante, intelligente, pleine de vie et déterminée à se battre pour défendre les intérêts des malades de la drépanocytose. Toute cette énergie, elle le relate dans son blog : Drépa_no, pour dire non à cette maladie et vaincre les opinions et jugements malsains envers les malades de cette anomalie.

Ecrire cet article sur les TedX Woman n’a pas été pas chose aisée Je l’ai même signifié dans le papier accordé au média que je représentais.

L’une des raisons est que je savais que Tchonté Murielle avec qui j’avais échangé à la gare comme je vous l’avais confié tantôt allait lire mon article Je me suis donc mis beaucoup de pression pour l’écrire au mieux. Elle a vu l’article et comme je m’y attendais peu, la jeune dame a même corriger quelques fautes.

Ils ne sont pas beaucoup ces personnes qui corrigent vos fautes et vous glissent un message en inbox pour tirer votre attention, en tout cas, je n’en connais pas assez dans la communauté. Tchonté fait partir de ces personnes dont la générosité n’est pas à discuter. Son impact sur la jeunesse ivoirienne est reconnu.

D’ailleurs, je ne suis pas d’accord avec ces personnes qui pensent qu’elle est un exemple pour toutes les jeunes filles. Non, non et non je trouve que c’est limiter uniquement son impact au genre féminin.

Pour ma part, Mireille est un modèle pour toute la jeunesse de notre société. Un exemple de don de soi, et de prise de conscience des enjeux de notre communauté immédiate. L’éducation de qualité pour tous, c’est son leitmotiv. Tchonté partage aux autres la connaissance et les valeurs qu’elle a reçues de sa famille et de ses études.