J’avoue que depuis un certain temps je commence à tomber amoureux de l’art contemporain ivoirien. Quand j’ai un petit temps libre, oups ! Je file dans l’une des galeries de notre capitale. Malgré mon état de santé (convalescent), je ne voulais pour rien au monde manquer le vernissage de l’exposition du peintre Pascal Konan. Une exposition intitulée  ” Abidjan, toit et moi ” qui a eu lieu le vendredi 09 juin 2017 à la Rotonde des arts, Plateau – Abidjan.

A l’entame, j’ai très vite compris la “game” de l’auteur. Dans un nouveau registre, il fait l’ expérience des composants électroniques, qu’il récupère et construit soigneusement des cités. Tous les codes de couleur de la société y sont représentés. Du vert, pour la végétation, le marron pour les habitations et du gris pour les routes. Une représentation artistique qui a plu aux invités surtout au Professeur Yacouba Konaté, qui s’est exprimé ainsi : « Ce qui nous a apparu intéressant, c’est qu’il a démontré au fil du temps sa capacité à se remettre en question et à aller vers des horizons nouveaux » indique-t-il.

Je vais être un peu indiscret. Pendant le speech de Pascal Konan, j’ai fait un malaise (je n’en dirai pas plus). J’ai été secouru et envoyé dans la salle où le Professeur Yacouba Konaté a promis d’aménager une petite enclave auprès d’autres grands peintres pour donner plus de visibilité au travail de ce jeune artiste. Comme on le dit chez nous, à quelques choses, malheur est bon… J’y retournerai pour vous parler des œuvres d’art que j’ai découvert dans cette pièce.

nous n’aurons aucune excuse si nous demeurons incrédules” Pascal Konan

51d477f20d8b75b02b1969eba762cc34_xl

Entre temps, la connotation que je fais, à la vue de ces différents tableaux, est que l’auteur s’attaque à la problématique de la gestion des déchets électroniques et surtout de son environnement. Pascal Konan estime que “nous n’aurons aucune excuse si nous demeurons incrédules“.

Grand prix Guy Nairay 2009, lauréat 2012 du Prix Uemoa de la biennale de l’art contemporain africain de Dakar (Dak’art), Pascal Konan fait partie de la jeune génération de peintre qui compte en Côte d’Ivoire.

David Dolégbé