Le milieu artistique ivoirien n’est pas resté timide tout au long de cette année 2018. Possédant des profils plus jeunes, et avec souvent des techniques particulières, on remarque de plus en plus, le travail d’une nouvelle génération d’artistes lors des expositions qui foisonnent à Abidjan.

Des œuvres plus significatives, des choix de couleurs osés et variés et un message proche de la société dans son ensemble, tel est le leitmotiv de ces créateurs sur lesquels compter dans la sphère artistique ivoirienne. Nous avons des noms, que nous allons vous faire découvrir à travers cette carte d’identité des 5 nouveaux visages de l’art en Côte d’Ivoire.

Mounou Désiré, recycleur de déchets électroniques

Redonner une vie à des objets qui ne servent plus à rien, tel est le credo de Mounou, 24 ans. Dans son atelier, vous remarquerez une tonne d’objets électroniques (claviers, plaquettes écrans tactiles) et autres débris que le jeune peintre utilise pour en faire des œuvres. Des toiles époustouflantes et uniques de plus en plus sollicitées par les collectionneurs et amateurs d’art. Cette année, son talent à fait le tour du monde à travers des expositions en au Maroc, en Belgique et en France.

Source : Culturiche

Obou Gbais, l’adepte du Braid Art

Avec ses fabuleuses caricatures de femmes aux formes arrondies, le jeune peintre Obou Gbais  bouscule la scène artistique qui se retrouve face à une interrogation : Pourquoi un “vilain” visage à des femmes pourtant si bien dessinées ? Son style c’est le Braid Art comme il aime appeler. Une représentation du beau qui se cache derrière le laid. Un style qui a suscité de l’enthousiasme lors de son exposition à la Rotonde des arts. Ce jeune Peintre qui n’en finit pas de surprendre plus d’un est aussi très attaché à sa culture qu’il n’hésite pas à valoriser dans son travail.

 

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Yagor Yahaut, l’étoile montante d’un art engagé

C’est autour de la peinture acrylique que Yagor Yahaut traduit ce que notre quotidien a de plus poétique, dans ses questionnements et ses ambivalences. Mieux encore, il fait de la symbolique du singe qui représente pour lui, un retour en arrière et aux valeurs traditionnelles, une performance en soi. Comme on peut le voir avec sa dernière exposition à la galerie Louisimone Guirandou aux côtés de son maître N’Guessan Kra.  

Source : yagoryahaut.com

Jacques Soro Péha, aux côtés des femmes africaines

Ses lignes d’horizon et ses paysages contemplatifs ont fait de lui l’une des figures de l’art actuel en Côte d’Ivoire. Avec ses toiles qu’il poste de façon récurrente sur facebook, Soro Péha affole la toile et tire l’attention sur la situation des femmes en Afrique. Pour lui, c’est une façon valoriser le statut social de la junte féminine, une manière d’extirper la femme de toutes les horreurs pour la conduire dans un monde où elle aura une place significative.

Source : Péh’ART – Profiles | Facebook

O’Plérou Grebet, la sensation des émoticônes africains

C’est l’un des incontournables de la presse locale. O’Plérou fait sensation avec “Zouzoukwa” (image en langue bété). C’est un projet ambitieux qui consiste à créer et poster un emoji par jour, dédié aux cultures africaines. A 20 ans, cet étudiant designer qui était à l’affiche de l’exposition à l’aveugle de Méliamine, est en train de se faire un joli nom sur la scène internationale. Grâce, notamment, à des récompenses comme O’Plérou a décroché le prix Jeunes Talents aux Adicom Awards (Abidjan) et le prix Afrique francophonie 35/35 en 2018.

Crédit Photo : Lafalaise Dion