Depuis ce dimanche 20 novembre 2016, les feux des projecteurs se sont éteints sur Grand Bassam. Pendant une semaine, la première capitale de la Côte d’Ivoire a vibré au rythme de L’Abissa. Des milliers de personnes venues des quatre coins du pays se sont donné rendez-vous à la cité patrimoine de L’UNESCO pour danser, chanter l’Edogbolé et communier avec la tradition du peuple N’Zima. Cette effervescence vers Grand Bassam pendant ces 10 jours (13 au 20 Novembre 2016) que dure L’Abissa a rédynamisé les activités économiques affectées depuis l’attentat du 13 mars 2016.

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Quand L’Abissa réveille une économie qui sommeille

A mon arrivée ce weekend, c’est une ville souriante qui m’a accueilli. Moyennant quelques pièces de monnaie, je me fais maquiller comme le veut l’habitude de l’Abissa. Telle une foire, C’est tout Grand Bassam qui s’est constitué en marché à ciel ouvert. Dans toutes les ruelles du Village des pécheurs, j’aperçois de tous les côtés différents commerce. Des vendeuses d’attieké accompagné de poisson, des maquis et espaces de restauration crées pour la circonstance. Des femmes proposent des bijoux et gadgets traditionnels au bonheur des touristes qui en raffolent. Mêmes des entreprises comme Canal+, le conseil du Café et du Cacao, Solibra, Orange CI pour ne citer que ceux-ci ont exposés leurs produits sous des stands, très visités par les participants de cette édition 2016.

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Du côté de la plage une foule de personnes profite de cette chaleur interminable et de l’ambiance qui prévaut pour se baigner. Tous les hôtels et autres établissement refuse des clients, comme c’est le cas au Warf Hotel. Pour le patron M. Ouattara « Pendant le moment de l’Abissa, on fait une bonne partie de nos bénéfices annuelles. Toutes nos chambres sont occupées. Certaines une semaine avant en pré-commande » indique-t-il.

Un avis mitigé mais l’espoir fait vivre

Néanmoins, si pour les nombreux visiteurs la fête a été une réussite, pour d’autres notamment, les habitants de la ville, cette édition 2016, n’est pas à la hauteur de leurs attentes. Jocelyn Melseau, natif de Grand Bassam nous confie que « Cette année je n’ai pas senti la fête. Comparé à l’année passée (…) nous étions plus joyeux. Les gens sont encore retissant à venir à Bassam à cause de l’attentat qui a eu lieu » a-t-il déclaré sans détour.

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Une chose est sure, l’Abissa a permis à Grand Bassam de retrouver sa joie de vivre, la chaleur humaine qui lui manquait depuis cet épisode tragique. Grace à cette fête c’est tout un peuple qui garde espoir de poursuivre une aventure reluisante.

David Dolégbé