8 MARS : LE FEMINISME EN COTE D’IVOIRE

Effet de mode, en Côte d’ivoire le 8 Mars est une fête commerciale qui se dénature au fil des années. Nombreux sont ceux et celles qui célèbrent la journée des droits de la femme et fustigent les féministes à la première occasion. Doit-on rappeler que les droits de la femme constituent la base du mouvement féministe ? Oui il le faut ! Dans une société patriarcale,  c’est au quotidien que la femme se bat pour trouver une considération digne du rôle qu’elle peut jouer. Le 8 Mars est la journée de commémoration de toutes ces luttes et bien plus que la femme dans sa nature.

Le combat est insensé la cause est travestie, pourrait-on croire.

Les origines de la naissance du féminisme sont très lointaines. Avec la visibilité que lui apporte les réseaux sociaux aujourd’hui, il est surtout un sujet à controverses et suscite pas mal de prise d’opinion sur la toile. Plusieurs semblent pourtant ignorer que comme les droits de la femme, Il s’incarne dans les actions dont les objectifs sont d’abolir les inégalités sociales, politiques, juridiques, économiques et culturelles dont les femmes sont victimes.

Le féminisme en tant que combat est pour le respect des droits des femmes et leur autonomisation.

En Côte d’Ivoire, le féminisme s’inscrit dans un contexte assez particulier. Il nait de la révolte des femmes PDCI–RDA suite à l’arrestation et à l’emprisonnement de leurs époux et frères par les colonisateurs. Dès lors le chemin du mouvement  est déjà tracé. L’impact et l’importance cette action a fait la Cote d’Ivoire dans laquelle nous sommes aujourd’hui.
Félix HOUPHOUET BOIGNY, député à l’époque s’adresse en ces termes  à ses braves militantes :
‹‹C’est grâce à votre action combative, à votre prise de conscience, à votre exemple de femmes, décidées que le pays a pu faire entendre sa voix››.

En 2021 aurait-il dit que la place de la femme est dans la cuisine ?

L’engagement des féministes en Côte d’Ivoire

Il serait plus acceptable pour d’autre de parler de féminisme Africain. Le féminisme, en tant que concept Africain, et qui appellent à une adaptation de ce concept à ses réalités. L’autonomisation des femmes, surtout à travers une meilleure éducation des femmes et filles, est le sujet prioritaire dans le but d’établir l’égalité de genre. Ceci est suivi par les violences basées sur le genre (VBG) dont  la ligue Ivoirienne pour les femmes en a fait une priorité. Cependant la connotation négative dont le féminisme est victime de nos jours n’est pas plus négligeable que la légèreté des mœurs qui y vont de pairs malgré tout ce qu’il apporte de positif.

La chose la plus importante à retenir est que sans ce combat mené par les féministes la femme n’aura pas cette place et cette reconnaissance dont elle jouit aujourd’hui dans nos sociétés.

Bonne journée du 8 Mars !

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